Camus au Panthéon ?

L'homme révolté - Michaël Foussard (2005)
Et si l’homme révolté avait inspiré notre cher Président…
Nous sommes lucides.
Nous avons remplacé le dialogue
par le communiqué.Albert Camus

L'homme révolté - Michaël Foussard (2005)
Et si l’homme révolté avait inspiré notre cher Président…
Nous sommes lucides.
Nous avons remplacé le dialogue
par le communiqué.Albert Camus
Commentaires
Bravo pour ce bond en avant Michaël ! Personnellement j’aime le nouveau en général et mettre Camus à l’honneur n’est pas fait pour me déplaire. Il constitue, entre autres, des souvenirs de lycée, des discussions à n’en pas finir (j’avais à peine 13 ans quand il est mort). Ma découverte de « l’étranger » a été une révélation littéraire qui a sûrement participé à ma passion des Lettres.
recueilli dans le Monde :
Propos recueillis pas Josyane Savigneau
Il est évident qu’il reste terriblement d’actualité. De Camus, je garde trois ou quatre chocs :
Le premier fut strictement littéraire. Le style aride, implacable de l’Etranger :
« Aujourd’hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas. J’ai reçu un télégramme de l’asile : « Mère décédée. Enterrement demain. Sentiments distingués. » Cela ne veut rien dire. C’était peut-être hier. »
Les autres furent plus de l’ordre des idées, de ce que cela a pu provoquer comme réflexion : il y eut d’abord le discours prononcé lors de la cérémonie de remise du Prix Nobel. Sa lecture m’a conduit à lire ensuite « L’Homme révolté », histoire d’enfoncer le clou.
« Les Justes » enfin. Je me suis dit après l’avoir lu, je ne sais pas, 4 ou 5 fois qu’un jour j’en ferai quelque chose.
Un auteur à mettre au goût de ce jour de « grand débat sur l’identité nationale » : Amin Maalouf. Il est plus que temps de lire ou relire « Les identités meurtrières ».