Affranchis

Cela faisait un sacré bout de temps que nous n’avions pris le temps d’aller à un concert.
Nous avons corrigé cela hier soir.

Le rendez-vous était pris de longue date avec Alexis HK. 20 février, 20h30, Théâtre Sainte-Thérèse de Saint-Pol de Léon. C’est en ce même lieu que nous avions vu Renan Luce il y a deux ans.
Le monde est petit : Renan Luce est invité sur le dernier album d’Alexis HK.

Un très bon concert

Ce qui m’a frappé de bout en bout, c’est le professionnalisme de l’ensemble. Du fond sonore diffusé avant le concert (une B.O. de western spaghetti) jusqu’au Voyage, voyage de fin quasi grégorien, en passant par la mise en scène et -bien entendu- l’interprétation, tout était parfaitement huilé au point que l’on n’a pas vu le temps passer.
Derrière des textes souvent cyniques se cache un regard assez tendre sur les personnages et l’auteur-compositeur-interprète aime nous raconter des histoires. Il ne s’en est d’ailleurs pas privé, entre deux chansons, nous démontrant par la même occasion un sens de l’humour (noir ?) que l’on n’espérait pas forcément en dehors des chansons.

Un travail d’équipe

Au delà du leader, c’est tout le groupe qui joue le jeu. Une mention spéciale pour Mathieu Ballet (présent sur l’affiche), réalisateur de l’album et qui assurait hier les claviers et autres folies. On sent qu’il a beaucoup apporté à l’univers qui entoure l’album mais aussi à sa transposition sur scène. Il joue à merveille « Bœuf tombal », le mafioso taciturne et impassible. Hibu (Tiens un batteur gaucher et choriste, c’est pas si courant !) et Simon Mary, plus en retrait en terme de jeu théâtral, assurent une tenue rythmique impeccable.
Willy Bichon, le régisseur, participe lui aussi au spectacle et l’aspect technique est lui aussi parfaitement maîtrisé.

En guise de conclusion

Après 1h30 de spectacle, on est ressortis avec le sourire et la tête pleine de mélodies et de paroles bien ciselées. De la bonne vieille chanson d’après-guerre, dixit Alexis HK lui-même. On est bien loin du néant total dont la télévision abreuve la ménagère de moins de cinquante ans, et c’est tant mieux…
Et pour finir un survol des trois albums studio avec, à mon sens, les titres-phares.